Biographie
L’histoire du groupe :
À Nancy, un groupe d’amis peu ordinaires donne une voix nouvelle au blues.
Ils s’appellent Justin, Maryne, Elodie et Jules.
Tous ont à peine une vingtaine d’années, mais lorsqu’ils montent sur scène, c’est comme si l’âme du Blues s’invitait dans les rues pavées de la vieille ville et s’écoulait dans leur être tout entier.
Leurs notes semblent porter les souvenirs d’un autre temps, d’une douleur lointaine qu’ils ont su apprivoiser, à leur manière en ramenant cet art qu’est le Blues à notre époque
02/09/2020
Leur rencontre se fait dans les couloirs un peu désuets de la faculté de musicologie de l’Université de Lorraine, là où résonnent plus souvent les fugues de Bach que les slides rugueux de Robert Johnson. Pourtant, entre deux cours d’harmonie et d’histoire de la musique, un lien se crée. Justin, le pianiste, repère Maryne lors d’un atelier d’improvisation, elle sort des sons vibrants hypnotisants de sa guitare comme si elle était née avec.
Jules, batteur passionné de jazz à la base, rejoint spontanément le duo, suivi d’Elodie, bassiste à la voix chaude et puissante, qui impressionne tout le monde lors d’un karaoke improvisé dans un appartement étudiant.
Ce qui les unit, ce n’est pas seulement leur passion pour les riffs de Muddy Waters, la voix profonde de Howlin’ Wolf ou les envolées de B.B. King.
C’est quelque chose de plus intime, qu’ils nomment entre eux leur « mélancolie joyeuse ». Une expression un peu étrange, née au fil de leurs longues discussions nocturnes, souvent autour d’une bouteille de vin bon marché et d’un tourne-disque grésillant ou encore un petit verre de whisky pour se mettre dans le thème.
C’est ce sentiment d’appartenir à une époque qui n’est plus, de ressentir profondément les blessures du monde, toute son histoire, tout en cherchant à en faire jaillir une lumière, même fragile.
Le blues est pour eux une porte de sortie, une forme de thérapie musicale, mais aussi un cri d’espoir pour nos anciennes et nouvelles générations.
Leur premier concert a lieu dans un petit bar de Nancy, “Ruin Bär”, un endroit sans vraiment avoir de scène, où beaucoup de monde aime se retrouver, mais où l’ambiance est toujours électrique. Ce soir-là, ils jouent devant une dizaine de personnes. Pourtant, quelque chose se passe. Les regards se croisent, les verres cessent de tinter, et pendant une heure, le public écoute ces jeunes qui semblent canaliser des décennies de douleur et de beauté. À la fin, les applaudissements sont timides mais sincères. C’est le déclic.
C’est alors qu’en janvier 2022 sort leur premier album, « Sentir la liberté »
15/01/2022
Rapidement, les concerts s’enchaînent dans les bars, les petites salles et les festivals de la région. Leur répertoire, d’abord constitué de reprises, s’enrichit de compositions originales. Des chansons en anglais, mais aussi en français, avec des textes qui parlent d’amour perdu, de déracinement, de nuit blanche, de ville qui s’endort, de doutes de jeunesse, et de rêves trop grands pour des existences modestes.
Justin compose la plupart des mélodies, inspiré par ses longues balades solitaires sur les rives de la Meurthe. Maryne écrit les paroles, souvent à partir de petits poèmes qu’elle griffonne dans un carnet à fleurs qu’elle garde toujours avec elle. Elodie apporte la structure musicale, perfectionniste dans l’âme, et Jules, toujours en quête de nuances rythmiques, donne à chaque morceau une pulsation unique.
C’est là que le groupe perce, ils sont reconnu à l’international et prépare un second album « Endless Night » qui sortira le 20 juillet 2023
20/07/2023
Avec leur volonté d’exprimer toutes leurs émotions imprégnées au fond de leurs cœurs. Les mêmes émotions bleues, tangibles, de tristesse, de nostalgie, d’espoir mais aussi d’amitié puissante qu’on retrouve dans le Blues qui existe depuis si longtemps mais presque oubliée. Alors ils se sont baptisés “BlueFeels”, ils ressentent tout en bleu mais ils espèrent ramener de la chaleur avec leurs interprétations. BlueFeels, c’est eux. Une bande d’amis qui s’accompagnent et s’allient dans la mélancolie pour avancer vers l’espoir et le futur en gardant leur passé dans leurs bagages.
Ils espèrent pouvoir un jour partir jouer aux États-Unis, peut-être à Chicago ou Memphis, mais ils savent que leur vrai voyage se joue ici, dans chaque note qu’ils arrachent à leurs instruments, et dans chaque émotion qu’ils partagent.
Pour eux, le blues n’est pas une musique du passé. C’est une langue vivante, une mémoire collective, et un feu sacré qu’ils sont déterminés à entretenir.